Irenea - 1ère Ère.

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Irenea - 1ère Ère.

Message par Aénéria le Mer 25 Mar - 15:08

[Il s'agit ici de mes tous premiers écrits, ayez l'indulgence d'en pardonner la très grande médiocrité et les quelques inepties que j'ai bien pu rédiger... j'étais jeune :p ]

_________________
Jeune fille en provenance de contrées pas tant éloignée que ça : Filid, au royaume de Gorias.
Elle est la fille du Roi-forgeron Lagaart, et de sa femme Irenea qui règnent sur Gorias, la principale ville du royaume de Goràl.
Ses parents l'ont envoyée dans les contrées Argentées afin de parfaire ses connaissances afin qu'un jour elle monte sur le trône ou qu'elle serve le royaume au mieux.
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Aénéria

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Re: Irenea - 1ère Ère.

Message par Aénéria le Mer 25 Mar - 15:10

C’était une journée comme les autres.

Je revenais d’une chasse aux dragons bleus. Qui fut, ma foi fort bénéfique pour moi ; on ne pouvait pas en dire autant de ces grosses bêtes volantes à écailles. Cela dit, j’ai remarqué qu’elles volaient beaucoup moins bien une fois que je lançais des petites tornades sur elles, elles ont tendance à s’écraser bêtement sur le sol.

C’est en me promenant dans le village, afin de renouveler mon stock de potions, et  de mettre en banque les divers objets subtilisés aux dragons que je fis une rencontre,… des plus agréables.
  En passant prés de la taverne, je remarquais un jeune guerrier. Mais j’étais bien trop timide pour m’approcher de lui. Je continuais mon chemin, perdue dans mes pensées, lorsque le combattant m’aborda : « je vends de l’équipement phoenix, cela vous interresse - t’il ? »  Ce n’était pas exactement ce que j’avais imaginé, mais c’était un début.
Je me mis stupidement à rougir, et lui expliquais que je n’en avais pas besoin, étant magicienne et que je pouvais obtenir par mon clan de l’équipement Neptune.
  Etait-ce le fruit de mon imagination, où bien il se mit à rougir ? Quoiqu’il en soit, le chevalier s’excusa de sa méprise et me proposa – pour se faire pardonner- d’accepter de boire un verre avec lui dans la taverne du coin ; ce que je fis. (Vous ne croyiez pas sérieusement que j’allais refuser, si ?)

Une fois installés, il m’offrit un verre d’hydromel, puis nous fîmes plus ample connaissance.
J’appris ainsi  qu’il se prénommait Rintchu, et que son enfance n’était pas plus heureuse que la mienne. Il me plut dés le premier abord. Je lui parlais de ma famille, les celtics, de ce que nous étions, et de la beauté de notre forteresse ; ainsi que de mon péché mignon. Qui doit être proche de celui de Yaone, d’ailleurs… les mûres et fraises des bois étant très bonnes dans la forêt longeant notre forteresse. Ce qui expliquait pourquoi je me faufilais en douce toute les nuits hors de la forteresse pour aller me « goinfrer » de fruits des bois. Certaines se demanderons comment je fais pour garder ma ligne svelte ^^.

Nous nous  séparâmes avec la promesse de se revoir, au moins pour faire une « cueillette » nocturne…

Je rentrais alors d’un pied léger chez nous. Contrairement à mon habitude, qui était de mettre magiquement la cuisine en route afin que l’assemblée des celtics puisse se nourrir ce soir, je montais dans ma chambre en chantant. Profitant du calme relatif à la forteresse – forcément relatif, d’ailleurs, vu l’activité de certains, et le fait que Potam se faisait une fois de plus poursuivre par Bêta – pour me mettre à réfléchir intensément : quelle tenue serai la plus appropriée ce soir ? Après avoir essayé 2 ou 3 fois toutes les tenues que mon placard pouvait déceler, je choisis de porter une robe digne de ce nom, longue à souhait, serrée au buste, et découvrant le dos, jusqu’au creux de mes reins. Enfin, pour parfaire le tout, j’astiquais mon bâton de Neptune, que j’avais pu gagné au concours d’Esteban.

Je m’apprêtais à descendre lorsque je me souvins ! Quelle sotte je pouvais faire, comment passer une soirée tranquille, si Bêta courrait partout dehors ? Je réfléchis alors. La solution était simple (Merci Potam), il adore les chocolat. Je concentrais mon vouloir, et suscitait une boite pleine.
Puis je descendais à la salle commune. Comme d’habitude, ils étaient tous la, dans les canapés, à siffloter une bière naine. La plupart furent surpris de me voir dans cette tenue. Pour couper court aux questions naissantes, je m’approchait de Yaone, et lui demandait à part, si pour cette nuit, elle pouvait garder sa grosse bête – que j’aime beaucoup naturellement – dans la cour de la forteresse, chocolat à l’appui (tu vas dire oui, hein ?).
Puis, je repartais, un panier sur le bras, vers la sortie de la forteresse – sans une seule explication à ma famille -, en espérant qu’aucun celtic – à l’estomac plus délicat – ne penserait à me demander : « quand est-ce qu’on mange Irenea ? »

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On y était. Où plutôt j’y étais. Je n’avais aucun moyen de reculer, et en avais-je envie ?
 J’avais mis une tenue appropriée à ce rendez-vous, une robe magnifique, qui sculptait le haut de mon corps et qui me laissait le dos nu jusqu’au creux des reins, et qui dévoilait agréablement ma poitrine. Un bijou à mon cou tombait à la naissance de ma poitrine, seul vestige des ma famille natale. Elle soulignait mes hanches et ma taille fine. Et était suffisamment étudiée pour me permettre de me battre.

Rintchu était là, il était venu. Mon cœur battait la chamade, et je cru bien qu’il allait brusquement s’arrêter…
Je continuais résolument dans sa direction, me faisant violence pour ne pas fuir l’intensité de mes sentiments.

J’étais face à lui, plus grand que moi, je du lever les yeux pour le regarder. Ce que je fis  me coupa littéralement le souffle. L’intensité de son regard me subjuguait.  Pas un seul mot entre nous, c’était inutile. Il m’enlaça alors avec passion, et m’embrassa. Nullement surprise, je répondais avec pareille ardeur à son étreinte. Le panier que je tenais tomba à terre et je ne fis rien pour le ramasser.

Toujours sans rien dire, nous sommes partis vers la ville la plus proche, main dans la main, inconscients de ce qui était autour de nous. La nuit était à nous, nous étions à elle. Nos pas nous conduirent naturellement à l’auberge.  Rintchu avait une vilaine cicatrice, que je tenais absolument à soigner. Je lui ôtais sa chemise pour procéder aux soins. Mais je n’arrivais à me concentrer. Sentant mon trouble, il me pris les mains, et m’embrassa. Je tremblais d’émoi. Tendrement, avec amour, il me déshabilla. Je lui fis don de mon corps, il me fit don du sien. Nulle parole ne pouvait remplacer l’aveu muet de nos deux corps entrelacés. Il était inévitable que la création nous avait imaginés l’un pour l’autre. Sereine, je m’endormis dans ses bras.

Le lendemain, le guerrier me signala qu’il avait beaucoup de devoir sur sa terre respective, Kedok. Le cœur gros, je le regardais partir. Il revint sur ses pas, et, tout en me prenant le menton dans ses doigts, me relevant la tête :

« -Irenea, je voudrais que nous vivions ensemble, pour cela, J’ai 3 possibilités : je quitte ma guilde et vis sans clan, nous vivons tous les deux sans clan, ou, nous vivons dans le tien.
- Je... je ne peux quitter  mon clan, ils sont ma famille.
- Je ne l’ai jamais voulu ma douce.
*je resserrais mon étreinte sur lui*
  -   Tu ferais ce sacrifice pour moi ? Tu quitterais ta famille ? En aucun cas, tu ne doit vire sans guilde.
* Il me déposa un baiser sur le front*
  - Je ferais tout pour toi, je veux te protéger, être avec toi au quotidien. Comment serait-ce possible si nous ne vivons pas sous le même toit ? Ce n’est pas un sacrifice, c’est un véritable bonheur de me rapprocher de toi. Mais peut-être préfères tu plus de solitude ? Réponds moi franchement, j’accepterais ta décision.
  -   Ce que je veux vraiment, c’est que l’on vive ensemble, dans ma famille. Mais j’ai peur te trop te demander.
  -   Tu ne le demandes pas, je te le propose. J’attendais cette réponse du plus profond de mon cœur.
* Une larme coulait sur ma joue*
  -   Tu es si prévenant, tu me donnes tant.
  -   Je te donne ce que tu mérites, et encore, je ne suis pas sur de te donner ce qu’il faut. »
Je l’embrassais à nouveau, et tout se passerait bien.
Il s’en alla alors, promettant de revenir le plus vite possible, tandis que je promettais de le rejoindre sur Kedok.


J’étais maintenant assez forte pour me rendre sur cette nouvelle région qu’était Kedok. Retrouvant Rintchu, Je lui pris la main, et lui annonçait qu’il «était temps qu’il rencontre ma famille, et que les seigneurs celtics devraient nous accueillir à bras ouverts, du moins je le croyais.

J’ouvrais la porte du fort, et tombais nez à nez avec la plupart des membres des Seigneurs, Gwensoleil, Théo, Chess, Win le rouge, Moluskfou, et tant d’autres.
« Bonjour à vous tous, je vous présente celui que la destinée à placée dans mon cœur, le guerrier Rintchu. Il fait parti d’un clan allié, l’Etoile Céleste, et nous avons le commun désir de venir nous installer chez vous, les seigneurs celtics. Je vous laisse décider, et nous accepterons votre décision »

Nous repartîmes alors tous les deux, afin que les seigneurs puissent en discuter entre eux.


_______________________________

  J'étais très heureuse, j'étais acceptée chez les seigneurs, je retrouvais mes amis les plus chers, et surtout ils m'avaient tous permis de vivre le bonheur aux côtés de l'homme que j'aimais, sans faire de difficultés.

  Après avoir échangés quelques verres, des profusion d'embrassades et des remarques égrillardes (n'est-ce pas Win?), je fis faire le tour de la cité à mon tendre guerrier.
"Là, c'est la salle commune, bière naine, chips, et celtics à profusion traînent généralement ici.
Je continuais en lui parlant de chacun d'entre vous, pour qu'il puisse se sentir plus rapidement chez lui.
Nous arrivions prés d'un grand escalier. Je rougissais.
"Là bas, il y a notre chambre, elle a été aménagée et meublée par beaucoup de celtic, et notre grand chef Moluskfou a supervisé les opérations de décoration. Je n'y ai encore jamais mis les pieds...". Mais je n’avais pas envie de monter de suite.

 Rintchu le compris et me pris tendrement la main. "Merci de m'avoir présenté à ta famille et visité ta maison. Puis-je à mon tour te montrer les terres de Kedok ?
Je crois que c'est la première fois que tu viens ici ?"

J'acquiesçais et me sentais soulagée de partir dehors, je n’étais pas encore habituée à la situation, et j’avais besoin de me défouler. Prenant soin de moi, il me mena à mes monstres favoris, tout en me protégeant des immondes mammouths. Je m’en donnais à cœur joie, le lancer de dragons verts est, je crois bien, l’un de mes sports favoris.
Cependant, la fatigue se fit rapidement sentir, trop d’émotions dans la journée.
Je m’apprêtais à retourner au fort, mais Rintchu me retins pas le bras.

"Si tu le permets, la visite n'est pas finie. Il reste un endroit à visiter, nous n'en sommes pas très loin. J'aimerais t'y mener."
De nature assez curieuse, je le suivais, ma main glissée dans la sienne. Nous nous enfoncions dans la forêt, et bien que de taille à me défendre, je n’étais pas rassurée, j’avais en horreur les chauves-souris, et les salamandres. De temps à autres, un « gruink » (non, pas toi Gruink, le cochon) me faisais sursauter, et je me rapprochais systématiquement du corps de mon guerrier. (Oui, ça me plaisait, et alors ???)


  Nous avions fini par arriver dans un endroit que je jugeais féerique, il y avait même une rivière, et j’adorais ça. Ma première pensée était de me déshabiller et de me jeter à l’eau dans mon plus simple appareil, comme je le faisais à chaque fois.
Mais manifestement, il semblait que Rintchu voulait me parler de quelque chose qui lui tenait à cœur.

Il me fit une déclaration passionnée et enflammée. Je ressentis à cet instant précis une énorme vague d’amour envers lui, et me laissais submergée par elle.

« Irenea, je t’aime.
Veux-tu devenir ma fiancée ? »
*je virais à mon tour à l’écarlate*
Incapable de parler normalement, je lui répondis dans un murmure.

« Rintchu, je t’aime de tout mon cœur, et je donnerais tout pour toi.
C’est mon vœu le plus cher et je souhaite vivre ma vie avec toi.
Dans mon cœur, nous le sommes depuis si longtemps.
A toutes tes questions, à toutes tes  interrogations, je réponds oui.
Je veux devenir ta fiancée. »

 Je lui tendis la main afin qu’il me passe la bague au doigt. Je l’embrassais alors avec amour et passion.

Nous étions bien dans cette clairière. Le ciel étoilé était magnifique, et j’avais envie de prolonger un peu cette soirée. Doucement, sous son regard un peu ébahi, je défaisais les liens qui tenaient ma robe. Et j’avoue que mes sous-vêtements elfiques firent leur petit effet (mesdames, si vous voulez l’adresse, venez me voir^^). Je me dirigeais doucement vers l’eau, et je pense que Rintchu ne s’attendait pas à ça (Petit conseil : si vous voulez garder un homme, ou le faire rêver, faites lui miroiter vos atouts, sans qu’il puisse y avoir accès).
   Je me baignais rapidement, et ressortis de l’eau. Rintchu n’avais pas esquissé un mouvement. Je me rhabillais toujours mouillée, et lui pris la main.

« Viens mon amour, ne reste pas comme ça, nous allons rentrer à la forteresse ».

Nous avons alors refait le chemin inverse, de retour à notre « maison » je constatais que la plupart des celtics avaient continué la fête sans nous, et que beaucoup avaient roulés sous la table, sauf Win, et Moluskfou qui réclamaient encore à boire.

Nous avons monté les marches sur la pointe des pieds, et j’ouvrais doucement la porte de notre chambre pour que nous la découvrions ensemble.

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[Hum... après c'est censuré ]

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Re: Irenea - 1ère Ère.

Message par Aénéria le Mer 25 Mar - 15:19

Le Blanc Vous va si Bien


Il s'était écoulé pas mal de temps depuis l'arrivée de mon fiancé dans nos murs...

Certaines choses s'étaient déroulées trop vite...
Nous avions à peine consommé notre première nuit de fiançailles à la forteresse, voire notre première nuit tout court.

Notre réveil tardif en fit sourire plus d'un le lendemain matin...
En sortant de notre chambre, nous avons tout d'abord croisé Win, qui nous lança une oeillade plus qu'explicite... J'en rougissais encore.
Puis, ce fut le tour de Moluskfou. Je n'avais même pas eu le temps de prendre mon verre de jus d'orange et mes mures, que celui ci me posait un main sur mon épaule, et me traînait plus loin.
"Suis-moi, il faut que je te parle"
Il avait l'air plus qu sérieux, et un instant je crus que j'avais commis une faute lourde.
Dés que nous fûmes seuls, il me fit un grand sourire.
"Ton arrivée chez les seigneurs tombe bien... j'avais envie de faire un petit tours chez les autres sections celtics, et vu que tu a été chef des apprentis pendant un long moment!
- Mais, je...
- Tu verras la section est assez agitée mais on s'y fait vite!
- Oui mais moi, je...
- J'étais sur que tu accepterais de veiller sur eux à ma place, J'ai quelques fleurs à aller cueillir moi"

Il me fourra les clefs de la forteresse des Seigneurs et parti d'un pas rapide en effectuant quelques entrechats et en chantant... Je fus de nouveau inquiète pour lui... une chambre rose, et maintenant des entrechats...
Je balbutiais vaguement, seule dans mon coin.
"Merci Moluskfou, c'est trop d'honneur"

*grmmmmmmmmmmblbmblblbm*
Mon ventre me rappelait furieusement à l'ordre, et je me précipitais vers la salle à manger.
Je retrouvais mon Rintchu vaguement inquiet, mais attablé avec Win, tous deux déjà en train de boire de la bière.
*je levais les bras au ciel*
" Aaaaaaah Misère!
-Ma douce, que te voulais donc, euh... Moluskfou, c'est ça?
* je lui répondais sur un ton mi-figue, mi-raisin*
- Il a fait de moi la nouvelle chef des seigneurs celtics...
- Si vite? Mais, c'était si pressé? Tu vas avoir de nombreuses responsabilités, nous n'aurons eu que très peu de temps l'un à l'autre..."

*Win se leva alors brutalement*
"CHEEEEEEEEEEEEEFFFFFF???????" Il parti en courant, du coup je m'inquiétais aussi pour sa santé mentale...
Il revint quelques minutes plus tard avec la plupart des celtics qui étaient encore seigneurs, et 6 énormes tonneaux de bière!
Il me hurla alors dans les oreilles!
" IL FAUT FETER CA!!! IRENEA EST NOTRE CHEF MAINTENANT!
IRENEA, TU DOIS FAIRE HONNEUR AUX CELTICS!!! TU DOIS FINIR TOUUUUUUUUS LES VERRES QUE L'ON TE SERT"

La petite fête tourna assez rapidement en beuverie, et la plupart des celtic roulèrent sous la table.
A mon grand dam je n'en faisais pas parti... On me raconta bien plus tard que j'avais entreprit la démolition du mobilier avec ma massue et qu'il fallu 3 celtics plus sobres que les autres pour me la confisquer et me mettre au lit...
D’après eux, je leur avais donné une explication confuse sur mes actes... Une chaise m'aurait insultée, et j'avais répondu à cette infamie par des violences contre les meubles...
Profitant du fait que je n'étais pas encore déssaoulée, Popo réussi à me faire croire que cela pouvait me coûter très cher.

Ce moment de folie passé, la forteresse retrouva plus ou moins son calme…
Je passais plusieurs de mes soirées, dehors avec Rintchu à chasser du dragon rouge, nous étions heureux à nous battre ensemble, et je voulais que ces instants durent toujours…

Quand à nos nuits… Je ne vous les détaillerais plus, et nous avions refais le capitonnage d’ailleurs… Mais c’étaient les nuits d’un tout jeune couple… Chacun connaît ceci…

Mais, il y eut une nuit particulière. Une nouvelle fois, ce fut Mère Lune qui fut la gardienne de nos serments…


_________________________

Après une soirée de chasse assez agitée, la mort de plusieurs dragons rouges et de Mammouths qui succombaient avec complaisance sous les coups d’Epée de Rintchu, nous avons décidé d’un commun accord de rentrer à la maison afin de se débarrasser de la crasse, de la sueur et du sang des dragons qui nous couvrait une partie du corps.

De retour à notre chambre, Rintchu fit couler un bain. Je sortais une petite bière et la vidait en attendant que l’eau ait atteint un niveau satisfaisant. La soirée avait était éprouvante, et je me sentais lasse. Nous ôtions avec plaisir nos vêtements respectifs. Mon fiancé passa alors l’un de ses bras à ma taille et l’autre sous mes jambes. Il me souleva du sol sans difficulté et me porta à la baignoire…
« -Ce soir, je vais m’occuper de toi ma chérie. »
Il descendit les quelques marches et nous introduisit dans l’eau.

Il me posa au fond du bac et commença à me masser doucement. Ses grandes mains trouvaient sans difficultés les quelques points douloureux de mon dos et de mes épaules. Je me laissais tendrement aller à son étreinte et à ses bras qui me berçaient… Je ne pouvais cependant pas m’endormir ici. Il m’embrassa dans le cou et je me redressais. J’entrepris, alors de le masser à mon tour, avec une de ces petites éponges parfumée.
Apparemment cela le chatouillait plus que ça ne le massait, car il se tortillait et fini par me le dire… Je me mis à rire.
« Bon, alors je n’utiliserais que mes mains pour ça »

Je me rapprochais de lui, mais il ne me laissa pas achever mon geste. Il me pris la main et la posa sur son cœur. Surprise, je levais la tête et le regardais dans les yeux.

« Je t’aime. Veux-tu m’épouser ? Veux-tu faire de moi ton époux ? »

J’étais saisie et restait tremblante un moment.
Devant ma réaction, Rintchu se recula légèrement et balbutia un vague « J’ai rien dit ».
Des larmes de bonheur commençaient à rouler le long de mes joues, il les essuyas avec ses doigts, et me serra contre lui, en répétant « Je t’aime, je t’aime »

Je parvins difficilement à articuler :
« - Je, Tu … enfin. Tu veux m’épouser ? Moi ?
- Oui, toi et personne d’autre. Je veux être à tes côtés pour l’éternité, je te veux. Je veux que tu sois ma femme, la mère de mes enfants, pouvoir te chérir jusqu’à ma mort.
Tu es dans tous mes rêves, toutes mes pensées. »
Je me jetais à son cou, ne pouvant retenir les larmes.

« -Je ne peux rêver plus grand bonheur, j’ai l’impression de n’avoir vécu que pour cet instant.
- Je vis un rêve depuis que je t’ai rencontré. Sous l’émotion, des larmes coulaient également le long de son visage.
- Je veux être la femme qui te donnera des enfants.
- Aime moi, c’est tout ce que je demande.
- Je veux être celle qui partagera tes journées et tes nuits. Je t’aime. De tout cœur, je veux être ta femme et unie à toi.
- Mon Amour, je ferais tout pour te rendre heureuse. »


Nos lèvres scellèrent alors la décision que nous avions prise, et à nouveau la lune luit d’une belle couleur rouge ce soir là.


Après une nuit quelque peu agitée, à notre réveil, nous sommes descendu à la salle commune. Je tenais absolument à apprendre la nouvelle à ma famille. J’attendis que tout le monde soit là, et je les regardais tous avec affections.

« Mes amis, mes frères, mes sœurs, Lord, mon protégé, Edea…
Rintchu et moi-même avons pis une décision importante concernant notre avenir.
Nous avons décidé de nous marier. »



__________________________


C’était le grand soir, j’allais me marier avec l’homme que j’aimais le plus au monde… Pour respecter la tradition, je ne l’avais pas vu de la journée, et mes amies m’aidaient à me préparer, et me vêtir.
Je pris un bain, parfumé à la rose, et lavais mes cheveux avec des extraits de sève. Gwen m’aida à démêler mes cheveux, et à me sécher, j’étais bien incapable de le faire moi-même. Elle plaisantait, et essayait de me détendre avec des jeux de mots auxquels je ne comprenais rien. Gentiment, elle me massa les épaules.

« Ne stresse pas tant… tu vas voir, tu seras heureuse.
- Mais… s’il ne vient pas ? S’il dit non ? Si je m’évanouie ? Si je suis mal coiffée ? »
Elle se mit à rire…
« - Irenea, ma p’tite, tu devrais revoir l’ordre de tes priorités… Il ne dira va venir, il ne dira pas non, on ne serrera pas trop ton corset, et je te coifferais… Rassurée ??? »
Je me mis aussi à rire…
De ma chambre, on pouvait nous entendre plaisanter. J’étais fin prête. Gwensoleil m’embrassa sur les joues, et rabattis mon voile.
« File, ne les fait pas attendre, je te rejoins. »


Je me rendis alors à la chapelle, le ventre noué, et la gorge serrée. Je me mis à respirer… Rintchu était là, il m’attendait. D’ailleurs tout le monde était la… Win, Popo, Lord, Farfal, le frère de mon futur, beaucoup de l’Etoile céleste et des Cetlics.
Je me présentais timidement, osant à peine regarder mon guerrier.
Après l’échange des plaisanteries rituelles, nous nous dirigions sur le parvis de la charmante église.

Et là… c’est le drame… Pas de prêtre. Après une attente assez longue, je perdais espoir, et me précipitais au dehors, afin que mes amis ne voient pas mes larmes. Je n’en n’eu pas le temps. Je sentis deux bras puissants m’attraper et me serrer… et une voix me chuchoter.
« - Mon amour. Tu es déjà ma femme. Ne pars pas, ça va aller. Tout va s’arranger. Je t’aime
- Allez, je vais, rien que pour vous, renfiler la soutane… »
J’écarquillais un moment les yeux, regardant Popo, puis je me mis à rire…
« - tu est adorable… Redevenir prêtre ? Rien que pour nous ???
- Attendeeeeeeeeeeeeeez !!! J’ai un prêtre… enfin, une prêtresse… Draksumoto, a bien voulu venir vous aider… »

La cérémonie se déroula sans accroc… Une question. Une seule. Deux réponses affirmatives. Des larmes… Des applaudissements…
Rintchu souleva mon voile… « Tu es maintenant ma femme… » Il chercha mes lèvres, que je lui offrait, et je me jetais à son cou tandis qu’il m’étreignait tout contre lui…
L’inévitable pluie de riz nous attendait à la sortie…

« Tournééééééééééééééééée généraaaaaaaale !!! »
Je souriais, Win ne devait pas être très loin… Des phrases échangées, je ne me souvenais plus exactement de ce qui se passait.
Mon mari et moi ouvrions la première danse…

« - Mon cœur… Ne pourrions pas nous échapper ??? J’ai des idées pour occuper notre soirée… »
Je répondais à l’affirmative en riant…


___________________________

Je gardais les yeux fermés encore un moment... Histoire de profiter encore un peu plus longtemps de la douce chaleur des bras de mon époux....
Mais je ne pu résister longtemps, je le sentais me regarder dormir...
J'ouvrais les yeux doucement.
"Je t'aime Irenea, ma femme"

Je lui souriais, et l'embrassais tendrement....
"Je t'aime mon époux"

J'hésitais un moment....
Devrions nous rejoindre la famille en bas? Ou bien rester dans notre chambre? (En fait, non, je n'hésitais pas du tout....)

Nous nous sommes promenés seul...
C'était les plus beaux jours de ma vie, et je ne les consacrais qu'à mon Amour...
Il nous fallu un petit moment pour redescendre sur terre et nous ré intéressé à la vie de notre famille...

Le temps filait doucement et tous les instants n'étaient que des moments de bonheur... Malgré les hauts et les bas de mon clan, je les aimais et rien n'entamait ma joie de vivre...
Tout changea un beau matin… Enfin, si tant est que je pouvais le trouver beau. Je me réveillais brutalement, et bondit hors du lit, me précipitant dans la pièce voisine, prise de nausée. J’avais réveillé Rintchu en sursaut, qui me suivit précipitamment…

« -Irenea ?? Que se passe t’il ?
- Je vomis…
-Tu es malade ????
- Non, je m’amuse mon amour…. *J’eu un nouveau haut le cœur.*
- Je vais chercher quelqu’un, répliqua t-il inquiet.
-Non, ce n’est pas la peine.
-Mais, tu as mal au cœur.
- Oui, mais je n’ai pas besoin de médecin.
- c’est absurde, si tu ne vas pas bien, tu as besoin d’un docteur. »

J’avoue, que malgré mon état, je ne pouvais m’empêcher de le taquiner… Je l’aimais tant…

« - C’est normal.
-Hein ???
*je me mis à sourire*
- Tu ne comprends vraiment rien à rien ??? Je vais probablement avoir envie de vomir tous les matins pendant plusieurs mois à partir de maintenant… Les femmes dans mon état ont toujours envie de vomir le matin…
- Ton état ? Quel Etat ??? »

* Je levais les yeux vers le ciel d’un air désespéré*
« - Tu te souviens de nos nuits ? Particulièrement celle qui a suivi notre mariage ???
- Tu veux dire que ???
- Oui mon Rintchu, tu vas être papa… Maintenant, si tu veux bien m’excuser, je crois que je vais vomir encore un peu. »

Il se mit à sourire…. (Un peu bêtement, je l’avoue, mais j’étais si fière de l’effet produit. Devant son air béa, je me mis à rire… et je vous avouerait que rire et rendre son repas en même temps n’est pas chose aisée…)

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Re: Irenea - 1ère Ère.

Message par Aénéria le Jeu 26 Mar - 22:56

Naissances

Les jours passaient, les uns après les autres… La joie, possessive s’était emparée de mon époux… J’étais si heureuse de lui donner des enfants, et d’en avoir…
Seulement, ce bonheur ne pouvait durer…
La grossesse me rendait instable, les hormones en ébullition dans mon corps m’empêchaient de me contrôler… Mes sautes d’humeur n’étaient pas évidentes pour mon époux…
Mes pouvoirs, mes véritables origines, lui seul les connaissaient. Et il était de plus en plus difficile pour moi de les cacher à ma famille… Il avait beau m’assurer que vous ne me rejetteriez pas, que vous m’accepteriez… rien ni faisait, et je me murais au fur et à mesure dans ma chambre…
Le mobilier était fracassé de temps à autre. Et Rintchu le remplaçait sans jamais rien dire, continuant à m’aimer, malgré ce que j’étais.
La plupart du temps, j’étais tout de même dans mon état normal… Mais les crises se faisaient de plus en plus violentes, plus fréquentes aussi…

J’avais peur, peur de ce que je pouvais faire, et provoquer… Puis, une nuit, je pris ma décision… Je devais partir… Je me levais discrètement, pour ne pas réveiller l’amour de ma vie qui dormait à mes côtés…Doucement, je me dégageais de sa chaude étreinte, et mis quelques affaires dans un coin…
J’ouvrais alors la fenêtre, et passait de l’autre côté, en volant…
A ce moment, je senti une main ferme m’attraper le poignet, me remonter sans cérémonie dans la chambre… Je me retrouvais dans les bras de mon époux… Il me pris par les épaules, et me força à le regarder dans les yeux.

« -Irenea, tu m’avais promis ! De ne plus partir sans moi, de tout me confier… Depuis cette fameuse nuit… ou j’ai cru te perdre, et ou j’ai failli laisser ma vie pour toi… »

Je ne pouvais soutenir son regard, sentir son inquiétude, qu’une fois de plus je lui causais, son amour, qu’il me donnait, malgré tout…
Je défailli, les larmes jaillirent des mes yeux… Je me laissais tomber à genoux, en proie à une violente crise de larmes.
Doucement, il me prit dans ses bras, me berçant doucement, pour apaiser mes pleurs, mes craintes… Il m’embrassait le front, les cheveux, en répétant inlassablement « Je t’aime, je t’aime »
Je m’accrochais à lui, j’avais peur…

La crise passée, je pouvais réfléchir un peu plus calmement…
« -Merci d’être encore la pour moi, mon amour…
Mais… j’ai peur, de ce que je suis capable de faire. Tu as pu voir, par toi-même l’étendue de mes pouvoirs… Je ne veux mettre personne en danger… et je ne veux pas non plus qu’ils sachent qui je suis, pour le moment, je ne me sent pas prête… S’il te plait…
- Oui, mais, pour aller ou ? Tout le monde t’aime ici…
- Je sais… mais… s’il te plait… Nous irons, la ou nous avons vu mes parents…
- Très bien… Si c’est ce que tu veux… Nous irons… Mais, ne me refais plus jamais ça…
Nous partirons la nuit prochaine… pour le moment, viens te reposer… On se mettra en route demain… »

Je le remerciais d’un sourire, et je l’enlaçais tendrement…
« -Merci mon amour »
Il me pris dans ses bras, me souleva, et me reposa doucement dans le lit… Il m’embrassa, laissant sa main parcourir mon corps…
Je me laissais aller, la lune veilla à nouveau sur nos tendres ébats nocturnes….


Les paquets étaient prêts pour notre départ, la nuit suivante, et nous étions partis le plus tôt possible… Pour nous retrouver dans notre fameuse vallée, avec sa petite maison en ruine, qu’il faudrait remettre un peu à neuf…
Mais, je voulais accoucher ici… La ou l’esprit de mes parents était le plus présent, et ou celui de l’Etoile Céleste le plus fort…

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Notre départ précipité devait avoir surpris bon nombre de ma famille. Les inquiétudes que j’avais du leur causer en nous voyant absents le lendemain matin me rongeaient le cœur.
Arrivée dans notre vallée, je m’appliquais tous les jours à tenter de capter ma personnalité, de réunir les deux parties en moi. Je joignais souvent mes parents par la pensée pour qu’ils m’aident à réussir cette difficile tâche.
Rintchu, quand à lui, retapais la maisonnette, pour que nous puissions vivre normalement. Il chassait pour nous deux… Enfin, devrais-je dire nous trois.
Plus le temps passait, plus j’étais proche du terme… (Logique, hein ??? :lol : )
Ma mère, m’avait prévenu, qu’elle pourrait se matérialiser, pour m’aider, à l’aide de l’Etoile Céleste. J’étais de plus en plus angoissée, mais, je ne laissais rien percevoir à mon époux. Nous passions des tendres journées, à profiter l’un de l’autre, et à nous ressourcer.

Un après-midi, alors que nous faisions une partie de scrabble – Oui, je sais mon amour, j’avais encore glissé trois X et cinq Z à ta tablette… :roll : - donc, disais-je ; un après-midi, alors qu’avec difficulté, je posais un mot compte quadruple, à 7 lettres Ossmium –quoi ? Il n’y a qu’un seul ‘s’ ? Tu es sur ??? :s – je sentis une violente douleur au ventre, posais instantanément la main dessus, en envoyant promener le jeu. Sur mon visage se dessinait des sentiments de joie, et d’angoisse.
Rintchu, s’inquiéta de suite.

« -Que se passe-t-il mon Irenea ?
- Il va falloir que tu contactes ma mère, lui répondis-je un peu en dehors du temps.
- QUOI ? Immédiatement ?
- Non, dans quelques minutes, on a encore un peu de temps, je pense. Aide-moi plutôt à m’allonger »
Il resta hébété un instant, puis, il commença à passer son bras autour de ma taille et à me porter
« -Mais qu’est-ce que tu fiches andouille ???
- Mais… je t’amène vers le lit…
- Pose moi à terre de suite, aide moi, simplement. »
Il me regarda un moment, puis, se dirigea vers le lit, caressant la couverture
« -Joli petit lit, viens ici Irenea, c’est mieux pour toi, Mignon petit lit pour toi… »
Il ne cessait de sourire….
Aaaaaaah… misère, les jeunes pères…. Je retenais un fou rire, difficilement, je l’avoue… il me fallait un prétexte.

Une seconde contraction me fit gémir de douleur, et il contacta instantanément ma mère.
« -Elle arrive, ne t’inquiète pas ma belle. »
Je lui souris bravement, et recommençait à me diriger vers le lit
« -Attends… j’ai une idée ! »
Il commença à déplacer le mobilier frénétiquement.
« -Non, non, je vais y arriver… (Une idée, vite une idée, pour l’occuper) Mon amour, tu devrais mettre des bûches dans le feu.
- Heing ? Mais pourquoi faire ??
- Tu ne voudrais tout de même pas que notre bébé ai froid en arrivant ? »
Il me regarda, et son sourire s’agrandit…
« -Oui, tu as des idées merveilleuses »
Il jeta les quelques bûches qui étaient présentes dans la pièce, et s’arrêta rapidement, me jetant des regards désespérés.
« -Oui ? Qu’y a-t-il ?
- Il n’y a plus de bûches, ici, comment je fais ?
-Euh…. »
Il regarda autour de lui, et a priori, il avait trouvé de quoi remplir la cheminée…

Ma mère fit irruption sur ces faits, et regarda un moment la scène. Mon mari tenait une chaise à deux mains et s’apprêtait à la réduire en miette…
« - Rintchu ? On peut savoir ce que tu fais ?
- Du bois ! Pour cheminé ! *son visage se fendit d’un sourire encore plus grand* Bébé !!!  «
Elle le regarda un moment, sans ciller, puis lissa son tablier.
« - Je vois, il nous fait ce coup là… Dehors, il y a une réserve de bois, prend une hache, et va en couper, mon mari te tiendra compagnie »
Il sourit de plus belle. ‘Tout est merveilleux aujourd’hui, tout le monde a de bonnes idées’. Il sorti en trombe dehors, et on pu l’entendre commencer à faire du bois…

Le travail allait commencer pour moi.
Après une attente plus ou moins longue, mon mari entendit le cri d’un nouveau né, et allait se précipiter dans la maison, mais mon père le retint.
« -Non, attendez un moment »
Au premier cri, succéda un second… Tout heureux, Rintchu regarda mon père qui lui rendit sa ’liberté’
Il revint dans la maison, et ému, les larmes dans les yeux, il regarda le spectacle que je lui offrais. Fatiguée, les traits tirés, cheveux dénoués, reposant dans les oreillers, et surtout, dans mes bras, deux magnifiques bébés. Il s’approcha de moi, tout sourire, et posa un tendre baiser sur mon front.
«C’est la plus magnifique scène qu’il m’ai été donné d’observer. »
Ma mère dit un pas en avant.
« Je vais devoir repartir d’où je viens. Avez-vous décidé du nom pour les enfants ? »
Rintchu pris notre fille dans ses bras, puis notre fils. On se sourit mutuellement.
« -Oui se sera ***** pour le futur guerrier, et ***** pour notre fille » Ma mère se retira.
« - Soyez heureux mes enfants »

On laissait couler de nouvelles journées, et je me remettais doucement. On chérissait tendrement nos enfants. Mais, une fois de plus, ce bonheur devait être détruit par ma faute, par mes origines.
Alors que Rintchu était parti chasser, les ennemis de mes parents en profitèrent, pour venir chez moi. Je me levais rapidement, et emmenait nos enfants avec moi, mais, j’étais encore très faible, et ils finirent par m’acculer dans un coin de la maison, je voyais déjà leurs armes rentrer dans la chair de mes enfants et dans mon corps.
Soudain, surgit de nulle part, Rintchu jaillit dans la pièce, tel le diable de sa boite, et, avec une rage, une force dont je ne l’avait vu qu’une fois faire preuve, il tua les cinq démons, en décapita un, en embrocha deux autres… il n’en laissa qu’un en vie.
« -Dis bien à ton maître de ne plus approcher ma famille, ou de s’aviser d’être dans leur ombre, car, au nom de l’Etoile Céleste, au nom de mon amour pour ma famille, je lui jure que les souffrances qu’il a commise tout au long de sa vie lui sembleront n’être que des amuse-gueules. », puis le laissa fuir la queue entre les jambes.

Il nous enlaça tendrement. Et on se réfugiait tremblants dans ses puissants bras. Je le regardais tristement.
« - Il va nous falloir prendre une décision…
- Oui, je le sais. »

Le lendemain, nous confions nos enfants à des gens de confiance, les laissant ignorer leurs véritables origines, afin de mieux les protéger.
On avait le cœur déchiré. Je ne pouvais retenir mes larmes, tandis que Rintchu crispait les poings férocement.
« -Je te jure que ces démons le regretterons toute leur vie »
Chaque jour, nous avons veillé sur notre petite mage, et sur notre farouche guerrier. Les protégeant du mieux que l’on pouvait. Jusqu'à ce qu’ils soient assez grands pour connaître la vérité.
Nous avons repris tristement le chemin de la forteresse Celte.
Ma famille s’apprêtait à faire la fête. Mais, nous retrouvant le visage si triste, ils se contentèrent de poser un regard interrogatif.
« -Mort » ce fut le seul mot qui sorti de la gorge de mon guerrier, d’une voix rendue rauque par la colère. Un autre mensonge. Nous étions prêts à tout pour protéger nos petits. Des larmes coulèrent à nouveau le long de mon visage.



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Ma famille n'avait su comment accueillir la nouvelle. Que répondre à un tout jeune couple, qui était heureux il y a quelques mois, qui attendait un heureux événement, et qui, finalement, revenait, dans la douleur, et le deuil - car s'en était un, celui de ne pouvoir chérir nos enfants. -
Ne sachant que répondre, ma famille s’écarta sur notre passage. Gwen fut l’une des premières à réagir. Elle vint à ma rencontre, puis, me pris dans ses bras. Je tentais vainement de retenir mes larmes.
« -Laisse toi aller Irenea, tu es ici dans ta famille, tu es chez toi, n’ai pas honte de te montrer telle que tu es, je suis ton amie, et je te soulagerais du mieux que je pourrais. »
Alors, les larmes vinrent, et je laissait la douleur qui me submerger. Gwen passa un coup d’œil par-dessus son épaule et vit Win qui avait pris Rintchu en charge. Il lui flanqua de grandes claques sur le dos, et l’entraîna plus loin, avec d’autres celtics désireux de boire…
La soirée fut des plus tristes, tout le monde était présent, mais il n’y avait pas vraiment de conversation. Tous mes amis étaient réunis, et leur présence réchauffait mon coeur prisonnier d’un étau de glace. Personne ne mangea beaucoup, mais l’on bu, comme à notre habitude. Seulement, les celtics avaient ce soir, l’alcool triste, même les arpenteurs ne parvenaient pas aux exploits habituels de Gruink ou Win…
Lorsque je fus assez ivre, pour ne plus savoir vraiment où j’étais, je sentis vaguement deux femmes m’aider à me lever puis, à me coucher. Je songeais vaguement à Athéna et Gwen. Elles me mirent au lit, et s’occupèrent de moi, comme des grandes sœurs. Gwenny me fit boire l’une de ses potions, qui e plongea dans un lourd sommeil sans rêves. La jeune guerrière et la magicienne restèrent à mon chevet toute la nuit. Mon époux ne vint pas me rejoindre cette nuit là. Je remarquais son absence le lendemain, en ouvrant les yeux, mais je remarquais aussi que chacune de mes amies s’étaient endormies contre moi, me tenant chacune une main. J’en eu les larmes aux yeux… J’aimais cette famille plus que tout. Je refermais les yeux, et me rendormais, réussissant, grâce à l’amour que mes proches me prodiguaient, à retrouver une paix intérieure. Nous nous sommes réveillées plus tard, et je remerciais avec chaleur mes deux compagnes.
Lorsque je descendis, je trouvais mon mari, dans la salle commune, passant le doigt sur le fil de son épée, regardant d’un air sinistre la danse macabre des flammes de la cheminée. Je m’approchais doucement de lui, et posait mes mains sur ses épaules. Il tressaillit. Je l’embrassais dans le cou, mais, il n’avait pas vraiment de réaction. Je me sentais coupable de ce qui arrivait, car cela était de ma faute. Je vis son regard, devenir sombre, comme les fameux jours ou il était énervé. J’espérais de tout mon cœur que son ancienne vie ne lui reviendrait pas en mémoire…
Entourée de toute ma famille, je retrouvais peu à peu le sourire, et redevenait plus gaie. Je me raccrochais à l’espoir que les personnes à qui nous avions confiés nos enfants s’occupaient bien d’eux, et qu’ils grandissaient comme des enfants normaux. Après tout, ils n’étaient pas morts. Même si nous devions le faire croire. Nous veillions discrètement sur leur sécurité, sans jamais leur apparaître.
Ce qui m’inquiétait le plus, c’était les changements qui s’effectuaient chez mon époux… Il devenait de plus en plus taciturne, plus sombre aussi… Un fossé se creusait entre nous. J’en souffrais, car je ne savais comment le réparer. Je me sentais tellement responsable, tellement honteuse de ce que j’étais, que je n’osais plus l’aborder. Je ne compris que plus tard que lui, se sentait coupable de n’avoir su nous protéger, moi et nos enfants.
Nous ne nous parlions quasiment plus, et toute la tension qui régnait entre nous s’imprégnait dans la forteresse. La plupart des celtics ne comprenaient pas les changements qui s’effectuaient, ni comment deux êtres, si proches l’un de l’autre, si aimant, pouvaient devenir peu à peu des étrangers.
Une nuit, Rintchu ne rentra pas à a forteresse…



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Je le savais, depuis le début, je l’avais pressenti, il ne reviendrait pas ce soir… Et les autres soirs ??? Par mon manque de confiance en moi, et en lui, je l’avais perdu, je l’avais vu sombrer doucement vers un côté qui ne s’était jamais totalement assoupi en lui… Son passé, le clan qui l’avait recueilli après avoir abattu toute sa famille. Je n’avais pas réagi, et je le payais maintenant. J’avais attendu a venue dans la chambre, une grande partie de la nuit, jusqu’au moment ou j’ai entendu la porte de la forteresse s refermer et le bruit du galop de son cheval. Je me précipitais à la fenêtre, juste à temps pour voir la silhouette de mon guerrier disparaître, son épée à la main, et sentir l’aura de la mort autour de lui. Je me laissais choir sur la chaise posée sur le balcon, désemparée, anéantie, seule.

Je restais sur la chaise, sans bouger, fixant le point ou j’avais vu disparaître mon époux… Lorsque le soleil fut bien haut dans le ciel, Gwen fit irruption dans la pièce.
« -Irenea, Oh, Irenea, tu m’entends ??? »
Elle me pris par les épaules et tenta vainement de me secouer, mais je restais impassible, sans réaction, je ne remarquais même pas sa présence, obsédée par une seule et unique chose, un mouvement quelconque à l’horizon. Mon amie redescendit précipitamment chercher de l’aide, et revint accompagnée de Win, Popo, Athéna et Esteban.

« -Regardez, elle n’a aucune réaction, je m’était inquiétée de ne pas les voir descendre pour le petit déj’, et pour le repas ce midi, alors je suis venue, j’ai frappé plusieurs fois à la porte, mais il n’y avait pas de réponse, alors je suis entrée, et je l’ai trouvée ici, immobile, perdue dans un autre monde, je n’ai pas réussi à la faire revenir, je suis venue solliciter votre aide…
- Peut-être un choc psychologique pourrait l’aider, suggéra Petitpotamus, tendant une boite de chocolats pleine sous mon nez. Ah, nan, aucune réaction, ça marche pas, fit-il dépité.
- j’ai une autre idée… Athéna alla fouiller dans mon placard 2 min, et revint avec ma première massue. Irenea, regarde, ta toute première, que tu avais fracassée sur le crâne de Death…
- Ah…non plus… Peut-être que, intervint Este. Ire, ma belle Ire, te souviens tu de la nuit que nous avons passée ensemble ? Et de ce que nous avons fait, et l’origine de tes enfants ??? Et aussi la douceur de…
- ESTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE… Evil or Very Mad Gwen se mit en colère. Comment peux-tu ? Maintenant ?
- Rhooooooo… Pardon maman, si on peut même plus plaisanter, j’essayais de détendre l’atmosphère…
- Tu n’es qu’…

*Death fit irruption à son tour, essoufflé*
-Rintchu, Rintchu est parti, son cheval n’est plus la… »

Les regards convergèrent sur moi, et Athéna se rapprocha inconsciemment de son cher et tendre.
Grave, Death mis un genou devant moi, et tenta de capter mon attention.
« Irenea, j’ai trouvé ceci dans le box… » Il me mit de force un pendentif représentant une épée tenue à deux mains, et me referma la main dessus… Je pris vaguement conscience qu’il y avait du monde, et regardait mon ami, serrant le poing…. J’ouvrais la bouche.
« -…… »
Il avait compris.
« Ne me remercie pas, je sais… Tout s’arrangera, aie confiance, nous sommes tous la. »
Je tentais à nouveau de communiquer, mais je ne parvenais pas à émettre de sons.
« Ça aussi, ça s’arrangera, repose toi. »


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Ils me laissèrent alors seule, et je restais prostrée comme ça deux jours, sans manger, ni boire. Ma famille passait régulièrement du temps avec moi.
A la nuit de la seconde journée d’absence, je vis mon mari revenir chez nous, mais j’étais dans l’incapacité la plus complète de faire le moindre mouvement. J’entendis Gwen réceptionner mon guerrier, et lui expliquer la situation… J’avais perdu la voix.
Win intervint.
« Laisse le monter, ils ont soufferts tous les deux, ils doivent se voir. »
Les yeux de Gwensoleil se mirent à briller.
« Je sais, mais ils sont tellement bêtes l’un et l’autre »
Elle s’écarta et laissa Rintchu monter les escaliers et entrer dans la chambre.

Je levais les yeux vers lui quand il ouvrit la porte, et la refermai. Je me relevais alors, lentement, vibrant d’une incroyable colère. Je m’approchais de lui, le regardant dans les yeux, et je le giflais violemment. Alors que je levais mon autre main, il l’attrapa au vol avec l’une des siennes, tandis qu’il plaquait l’autre sur mes reins, me serrant avec force contre lui.
Je me mis à pleurer silencieusement.
« -Je sais, je sais ma chérie, je n’aurais pas du. Mais j’allais exploser ici…Je t’aime, je m’en veux pour tout le mal que je t’ai fait subir, pourras-tu… »
Il ne put finir sa phrase, je ne pouvais parler, mais mon regard exprimait bien plus que les mots que j’aurais pu sortir.
Alors, fiévreusement, il se pencha sur moi, et chercha mes lèvres. Je vins à sa rencontre avec ardeur, tremblante, passionnément.
Je me reculais d’un pas, et je pris conscience de son état. Il était couvert de sang, et avait quelques plaies. J’avais bien trop peur de comprendre. Mais peu m’importait, je l’aimais, et on en parlerait plus tard.

Je l’attirais dans la salle d’eau, et entrepris de lui ôter sa cuirasse. Elle tomba lourdement sur le sol, je lui ôtais ses vêtements, et fis couler de l’eau, je passais doucement mes mains sur lui, pour enlever tout ce sang, et nettoyer ses plaies. J’évitais soigneusement de le regarder. Lorsqu’il fit propre, je croisais son regard.
[…]
J’avais faim de lui, faim décuplée car je croyais qu’il ne me reviendrait plus, et je voyais dans son regard la même force. Il m’attira violemment vers lui, sous l’eau qui coulait, chaude. Ma robe se colla contre moi, dévoilant mes formes, la plénitude de mes seins, la rondeur de mes fesses. Il m’embrassa avec force, cherchant ma langue, je retenais un gémissement, et lui mordait les lèvres. Il me plaqua contre lui, m’arrachant un autre gémissement, tandis que je laissais mes griffes parcourir son dos. Je sentais son souffle chaud dans mon cou, et son membre se durcir. Nous avions les yeux fermés, et laissions nos corps se retrouver, comme si nous avions été séparés des années. Ne voulant pas batailler avec l’ouverture compliquée de ma robe, il pris un poignard, et coupa les lanière qui la tenait fermée. Elle glissa le long de mon corps, qui n’était masqué que par des sous vêtements rendus transparents par l’eau chaude qui ruisselait le long de mon corps. Il m’embrassa avec ardeur, le cou, et descendait lentement le long de ma poitrine. Je lui plantais mes ongles sur son torse, et l’embrassais, brûlante.
Il passa une main sous mes genoux, je l’enlaçais, et il me souleva, nos lèvres toujours soudées l’une à l’autre, il m’emmena sur notre lit, il m’allongea, et fis glisser ses mains sur mon corps, tout en m’embrassant. Ses mains posées sur mes épaules, il me massait sans laisser d’équivoque sur le type de massage qu’il envisageait… Il fit courir ses lèvres sur mon cou et se colla à moi, le souffle court. Il fit descendre ses mains, qui trouvèrent mes seins, chauds et fermes, ses mains les caressaient doucement, et de manière plus insistante, ma respiration s’accélérait, et devenait plus profonde aussi. Il se redressa et serra ses mains sur ma poitrine. Lorsque sa bouche vint à la rencontre des mes tétons, j’eu un frémissement. Il les embrassa alors à pleine bouche, et les mordilla, je me mis à gémir, et serrait ses poignets dans mes mains. Je les lâchais, et parcourais son corps et son torse, mais il n’en avait pas fini. Il me pris les mains, et posa ses lèvres sur mon ventre. Il m’embrassait voluptueusement, allumant des feux dans mon ventre à chaque baiser, il descendait de plus en plus et se dirigeait vers mon intimité. Il releva alors la tête et me regarda, tandis qu’inconsciemment, j’émettais de petits cris plaintifs. C’était le signal qu’il attendait. Doucement, il embrassa l’intérieur de mes cuisses, et tendrement, fit courir ses lèvres sur mon intimité, me titillant avec sa langue, cherchant mon point faible. Je me mis à crier.
Il revint alors tout contre moi, et descendit sa main sur ma toison bouclée. Il me caressa doucement, et glissa deux doigts dans l’ouverture, caressant mes parois. Il crispait convulsivement sa main au son saccadé de ma respiration. Lorsqu’il sentit sa main se mouiller, il faillit se laisser aller, mais il se retint, il voulait mon plaisir. De son autre main, il agaçait la pointe durcie de mes tétons, je me mordais les lèvres, et commençait à me tortiller de plaisir, et cambrais le dos. Fiévreuse, je gémissais et rouvris les yeux, le regardant.
« … »
Il comprit, il savait ce que je voulais, et que je ne pouvais plus attendre, il vint se placer sur moi, et me pénétra lentement, afin de s’assurer que nous étions bel et bien fait l’un pour l’autre. Je l’attirais vers moi, gémissant en sentant son corps en moi. Je l’embrassais à pleine bouche, et enfonçais davantage mes ongles à chaque mouvement qu’il effectuait. Son souffle s’accélérait au rythme du mien, et je l’entendais râler de plaisir. Le rythme s’accélérait, et je descendis l’une de mes mains sur ses fesses musclées, appréciant leur musculature, et les contractions qu’elles avaient à chaque aller retour… L’autre était plantée à hauteur de ses reins, le serrant de toutes les forces dont j’étais capable, sous l’effet du plaisir que je ressentais.
Nous avions de plus en plus chaud, nos corps luisaient de transpiration, et chaque mouvement nous arrachait des cris de joie, de plaisir, de jouissance. Dans un dernier mouvement, nous avons été amenés au point culminant de la jouissance, et nous hurlions à l’unisson.
Mon guerrier se laissa choir contre moi, et je l’enlaçais craintivement. J’avais eu trop d’émotion en si peu de temps, et de douces larmes coulèrent sur mes joues, elles m’apaisaient. Rintchu les embrassa doucement, et enlacés, nous nous sommes endormis.
[…]

Le lendemain matin, après des retrouvailles agitées, je rouvrais les yeux doucement, et je vis mon mari qui me regardait dormir depuis un moment. Je tentais à nouveau de parler, mais aucun son ne sortit. Je secouais doucement la tête. Il m’embrassa, et me fit signe de ne pas me forcer.
« -je t’ai amené des fraises ma chérie, en veux-tu ? »
Il ne put résister à l’immense sourire qui se dessina sur mes lèvres et à mes yeux devenus brillant et se mit à rire.
« Au moins, voilà une chose qui ne changera jamais… »
Je me mis à rire à mon tour, silencieusement.
Nous nous étions retrouvés, et nous ne nous séparerions plus. Même si les événements avaient scellés ma voix, je restais la même.

Quelques années passèrent, et tous s’habituèrent à ne plus m’entendre, mais à réagir toujours aussi violemment avec ma massue !!! :viking:
Nous continuions à veiller sur nos enfants, et à les voir grandir de loin. Puis, eux aussi, perdirent leur famille adoptive. Inconsciemment leurs pas les menèrent vers notre forteresse. Ils furent rapidement intégrés dans les rangs celtics. Nous nous laissâmes le temps de nous habituer à leur présence. Nous avons fini par prendre notre décision un soir, assis près de notre cheminée.
Je serrais doucement la main de mon époux.
« -Nos enfants nous sont revenus, nous devons leur apprendre la vérité, même si ils refusent par la suite de nous accepter en tant que parents, ils doivent savoir, savoir quel père merveilleux ils ont, savoir quel amour nous leur portons, et comprendre pourquoi nous avons du les laisser… Je veux qu’ils sachent que je les aime et que je les chéris du plus profond de mon âme, je veux rattraper le temps que nous n’avons pas eu le droit de vivre, et chasser en famille. Je veux que nous goûtions tous enfin au bonheur, cesser le mensonge que nous avons fait au clan, pour protéger tout le monde. Je veux que la vérité éclate au grand jour et qu’ils sachent à quel point je suis fière de mes enfants. »
Il me regarda un long moment, me dévisagea, puis me serra contre lui, enfouissant son visage dans mon cou, retenant des sanglots.
« -mon amour, ma chérie, tu parles, tu parles à nouveau… C’est si bon t’entendre à nouveau ta voix… Oui, nous irons leur parler. Demain. Laisse moi profiter de ce moment »
Il me souleva du sol, et me fit virevolter dans la pièce en riant.


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6 - Révélations.


Nous avions peu dormi cette nuit la. Par contre, la lune se reposa, elle. Nous étions bien trop angoissés, nous sentant fautifs.
Comment annoncer à nos proches qui étaient nos enfants? Et comment leur annoncer à eux?
Je n'avais rien mangé de la soirée, ni de la matinée, j'avais les traits défaits... Mon mari n'était pas en meilleur état.
Le plus sage était de prendre une bonne douche froide, afin de nous éclaircir les idées. Je n'étais pas à ce que je faisais, et en m'habillant, je vis rintchu...
"Euh.... c'est MA NUISETTE que tu essayes d'enfiler la...."
Il me regarda.
"Oui, mais, toi, c'est mon pantalon que tu tiens, pas ta jupe...
-euuuuuuh.... Je... oui, euh... certes, euh.... bon, rend moi ça d'abord... "
Je me mis à pouffer
"On est nul, nan??? Il faut qu'on se calme....
-comment nous y prenons nous? Comment leur annonçons nous?
- Et bien... d'abord, nous leur parlerons en particulier...
- On amène comment le sujet?
- bah... en vrac... j'en sais rien, je suis pas en état de réfléchir. Descendons Je veux pouvoir enfin avoir le droit de les serrer dans mes bras, et de les embrasser..."

Je me levais, et pris la main que mon guerrier me tendait. Il Ouvrit la porte, et, prise d'une crainte subite, je serrais fortement ma petite main dans la sienne. 'Et, s'ils nous repoussaient, s'ils nous détestaient? Que ferais-je? Je quitterais les celtics? Pour qu'ils ne perdent pas cette nouvelle famille?'
Trop de pensées tourbillonnaient dans ma tête...
Je chuchotais "J'ai peur... si peur..."
Mon époux passa n bras autour de mes épaules.
"Allons y mon amour, nous devons le faire...viens..."
Pas à pas, nous arrivions à la salle commune.
Il ouvrit la porte. Il n'y avait que deux personnes.

Je m'arrêtais, incapable de faire un pas de plus.
Rintchu me pris par la taille, me fit avancer, puis asseoir en face du jeune guerrier et de la petite magicienne.
"- Bon...bon...bonjour...euh..."
Je jetais un regard un peu perdu à mon mari. Il me pressa la main, et pris la parole.
"-Bonjour vous deux. Nous avons une chose très importante à vous dire, Irenea et moi-même, il vaut mieux que l'on soit tous assis, et que l'on boive quelque chose en même temps..."
Sa voix était tendue et crispée par l'émotion.

Rintchu avala sa salive et pris une bonne bouffée d'air frais.
Il rassembla ses forces et ses pensées pour parler.
Il avait mainte fois réfléchit aux mots a prononcer mais une fois devant "ses" enfants, il perdit pied.
Il serra très fort la main de sa femme à la limite de lui casser les doigts.

"-Ce que je vais vous relever risque d'avoir des incidents assez importants sur vos vies. J'espère que vous nous croirez et surtout que vous nous pardonnerez."

Les deux petits jeunes avaient pris cette réunion à la rigolade au départ mais leur visage avait soudainement changé.

Regardant Irenea, Rintchu continua à parler.
"- Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. La vérité doit éclater aujourd'hui."

Il voulait le dire mais les mots ne sortaient pas. Il était à la limite de la rupture.
Il trouva dans le regard d'Irenea la force nécessaire pour finir.

"- Vous ... tous les deux ... vous êtes frère et soeur. Vous avez été séparé de vos parents des votre plus jeunes age pour votre bien. Et vos parents, ces personnes lâches qui vous ont abandonnés alors que vous étiez bébé, vos vrais parents, vous les avez en face de vous aujourd'hui...
Irenea est votre mère.
Je suis votre père."

Comme soulagé d'un lourd fardeau, il sentit presque sa chaise décoller du sol.
Il regardait ses deux enfants attendant leurs réactions.
Mais l'essentiel était fait, ils connaissaient maintenant la vérité.
Rintchu ne pouvant pas tenir sur une chaise qui volé (enfin c'est ce qu'il pensait), se leva et se tourna vers Irenea. Dans ses yeux elle pouvait lire l'amour qu'il lui portait encore et toujours. Elle comprit aussi que le plus dur avait été fait et que maintenant quel que soit la réaction des enfants, ils pourraient recommencer a vivre heureux, sans ce lourd secret.

J’attendais un mot de leur part, une réaction…
Pour qu’enfin, je puisse leur expliquer les choix que nous avions fait…


_________________
Jeune fille en provenance de contrées pas tant éloignée que ça : Filid, au royaume de Gorias.
Elle est la fille du Roi-forgeron Lagaart, et de sa femme Irenea qui règnent sur Gorias, la principale ville du royaume de Goràl.
Ses parents l'ont envoyée dans les contrées Argentées afin de parfaire ses connaissances afin qu'un jour elle monte sur le trône ou qu'elle serve le royaume au mieux.
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Aénéria

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Re: Irenea - 1ère Ère.

Message par Aénéria le Sam 4 Avr - 15:21

La fin d'un rêve

Chapitre 1.Le temps n’est plus à la parole. Décision!


La lame de son épée luisait à la lumière de la lune, et du sang frais coulait le long du fil de la lame. Mon bâton de magicienne vibrait encore dans ma main, sous l’effet des sorts que j’avais jetés. Je regardais mon époux d’un air las, et il me rendit un sourire fatigué.
Une fois de plus, nous avions du mener une de nos patrouille secrète le long des murailles de notre forteresse. Une fois de plus, nous avions défait les tentatives d’assassinat faites sur nos enfants par nos ennemis. Aucun celtic ne savait ce qu’il se passait, pas plus que nos enfants. Nous avions gardé pour nous ces multiples attaques. Nous ne voulions surtout inquiéter personne, et encore moins que le conseil des anciens décide que pour la sécurité de nos enfants, nous devions nous séparer une fois de plus d’eux.
Mais combien de temps pourront nous agir comme cela ?
Combien de temps pourrions nous garder ce rythme épuisant ?
La journée, nous combattions avec nos compagnons de chasse, et la nuit, nous combattions cote à cote nos ennemis.
Nous ne dormions presque plus. Il fallait que cela cesse.

« - Irenea, nous devons le faire. Il faut que nous allions les détruire une bonne fois pour toute, si nous partons à plusieurs, nous pourrons les battre...
- Je ne veux pas que les celtics soient impliqués dans cette affaire.
- Soit ! Alors, nous irons tous les deux. Nous les vaincrons, et nous n’auront plus jamais à nous inquiéter pour la sécurité de nos enfants. De plus, tu as déjà démontré des pouvoirs plus qu’impressionnants grâce à tes origines. Tu sais, tu devrais leur dire, à tout ceux que tu aimes, tout ton clan, qui tu es réellement. Ils t’accepteront telle que tu es. »

Je le regardait, aimante, et fière d’être sa femme. Il était un homme si courageux, lui qui m’avait acceptée malgré mes différences. J’acquiesçais d’un signe de tête. Nous préparerions nos affaires en rentrant et partirions demain dans la nuit. Le travail devrait être terminé la nuit même.
De retour à la chambre, je faisais un rapide paquetage. Une ou deux dagues, des potions, des rations, du poison et autres artifices. Rintchu en faisait de même.

« - Voyageons léger, demain, on va chasser du démon. »
Un sourire un peu carnassier apparut sur son visage. Mais je ne m’en inquiétais pas. Après tout, il était un homme, et qui plus est, un homme qui protégeait sa progéniture.

Nous nous sommes mis rapidement au lit, et je m’endormais, la tête sur son épaule, mes cheveux dénoués cascadants librement sur son torse, entourée des ses bras puissant. Je respirais son odeur. Oui, il avait raison, c’était ce que nous devions faire. Je me devais d’aller combattre ces êtres, qui s’en prenaient à mes enfants et qui pouvaient d’un jour ou l’autre s’en prendre aux celtics.

La journée passée ressemblait à chaque journée celtic… C'est-à-dire à pas grand-chose… Asce courrait après le fantôme de Popo, Gruink nous montrait ses attributs en marchant sur les mains, Gwen faisait les gros yeux à son fils et les hommes bavaient devant elle, Este essayait tant bien que mal de faire le beau, Win et Momo étaient dans la piscine à bière.
J’aimais ces journées aussi inutiles que stupides.

La nuit tombée, Rintchu et moi étions prêts. Les moyens de locomotions normaux étant trop lents, je devais utiliser ma magie pour nous rendre dans l’outre monde.
Je dessinais sur le sol un pentacle de mana, mon guerrier me rejoint à l’intérieur, je l’embrassais et murmurait une incantation.
La chute fut longue, et l’atterrissage confortable… Enfin, ça dépendait des points de vues.
« - Dis, chérie, tu veux bien te lever de mon dos, tu es assez lourde…
- Je te remercie noble guerrier d’avoir amorti ma chute.
- Mais ma parole, elle se fiche de moi en plus… »
Il se leva brutalement, en me prenant dans ces bras…
« - Vais te montrer, moi qui c’est le chef »

Mais déjà, je ne l’écoutais plus, mon regard avait accroché quelque chose. Une chose hideuse et terrifiante. La forteresse des démons. Elle était faite de pierres noires, et de nombreuses aiguilles acérées pointaient hors de la muraille. Du sang coulait le long des murailles, par les quelques gargouilles qui « décoraient » l’édifice.
Un hurlement horrible, signe de douleur intense se fit brusquement entendre, et s’arrêta dans un gargouillis immonde. Je sentis un frisson parcourir mon corps.
Au moins, lui ne souffrirais plus.
C’était à nous, maintenant. Il fallait entrer, et vaincre.


______________________________

Chapitre 2. Le courage d’un homme.


Après le long cri d’agonie, je n’en menais pas très large. Une pression sur ma main, je baissais les yeux et regardais, Rintchu me donnait son courage. Oui. Faisons le.

Lentement, nous avons longé les murailles, nous cachant dans l’ombre, je savais que la forteresse possédait une fissure dans sa muraille, aile ouest. Les démons n’étaient pas des créatures intelligents, ni observatrices. Puissantes, certes, mais totalement dépourvues de bon sens. Du moins, en ce qui concernait les sous-fifres ; et il n’en manquaient pas.
Un à un, silencieusement, furtivement, sournoisement, nous les exterminions. Un cône de froid planté dans les omoplates, une gorge tranché par derrière. Nous avions soif de sang, et nous aimions ça. Cela sonne si juste « c’est pour une bonne cause. Je protége ma famille »
La vérité, c’est que cette protection se transformait en un joli petit massacre, et c’était bon. Je sentais mon sang s’échauffer à la vue de celui qui s’écoulait des corps sans vie de mes ennemis.
Cependant, tuer quelques petits diables ne nous amènerait pas bien loin. D’un mouvement, je fis comprendre à mon guerrier qu’il nous fallait trouver leur chef.
Nous avons pris une autre direction, celle de la demeure qui semblait être la plus riche. Nous avons pu entrer sans le moindre souci. Tuer les premiers garde fut relativement facile.

Mais, même une chance insolente peut tourner.
Nous nous étions fait repérés. Ils étaient trop nombreux. Il nous fallait un endroit ou reprendre des forces. Les cuisines ! Je les avais aperçues peu de tant avant. Rintchu ouvrait le passage à l’aide de son épée et mes sorts assuraient notre retraite.
Nous nous sommes engouffrés par la porte, et je la scellais par magie. Cependant, pour que ce sort soit efficace, je devais utiliser constamment du mana.

Cet arcane me coûtait beaucoup, et je tombais à genoux, je voulais nous faire gagner le plus de temps possible. Si je relâchais toute puissance, la porte ne tiendrait pas plus que 2 ou 3 minutes. Je ne savais comment sortir de cette impasse, et je commençais à être fatiguée par les efforts que je fournissais.
Je serrais les dents, je ne devais pas perdre, j'étais sure que tu trouverais une solution, c'était, après tout, une forteresse assez semblable à la tienne. Je devais juste te fournir le temps nécessaire.

"Rintchu, pars, vas t'en, je les retiendrais, et ensuite je me volatiliserais à l'aide d'un sortilège que l'on m'a enseigné. Je ne peux pas nous délocaliser en même temps tout les deux, il aurait fallu que l'on s'entraîne avant. Pour pouvoir délocaliser quelqu'un d'autre que soit, il faut un peu de pratique.
Va, va et je te rejoindrais"
Je voulais lui dire ces mots, seulement dictés par l'amour que j'avais de lui. Mais, j'avais peur qu'il m'en veuille.
Il me regarda, et j'eu l'impression qu'il avait suivit toutes mes pensées.
"Rintchu, que va t'on faire?"

Je la voyais faire des efforts surhumains pour protéger cette pièce à l'aide de magie qui m'était inconnu.
Elle ne manquait pas de courage. Beaucoup d'autres femmes auraient baissé les bras et auraient pleuré toutes les larmes de leurs corps. Elle se battait du mieux qu'elle pouvait. Elle était admirable. Je l'aimais.
Elle avait un cœur si grand qu'elle m'avait demandé de me sauver.
Je la regardais avec des yeux pleins d'amour. Je compris que je ne pourrais plus jamais me passer d'elle.
Quel genre d'homme serais-je si je partais sans elle ?

"Irenea, ma vie a beaucoup moins d'importance que la tienne à mes yeux. Il est inconcevable que je te fasse courir le moindre risque.
Par contre, ce que tu me dis est très intéressant. Tu peux donc te volatiliser ?"

Je regrettais amèrement de ne pas avoir suivi les cours de magie à l'école. Les magiciens ont des pouvoirs sans limite apparemment, ou bien était ces origines à elle ?
Je l'embrassai et la serrai dans mes bras.
« Va mon amour, volatilise-toi. Je veux que tu sois en sécurité. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais, je devrais pouvoir passer par la cheminée. »

Le quitter? Me volatiliser en le laissant ici???
*Je me jetais à son cou*
« JAMAIS, tu m'entends, jamais je ne partirais sans toi, nous avons commencé une vie ici, et rien ne nous sépareras jamais. Continuons à nous battre ensemble, dés que nous trouverons une échappatoire, nous irons! »

Malgré mes efforts, la porte céda. Le premier démon fit son entrée dans la pièce. Je le tuais net en utilisant mon dernier sort encore disponible. Le cône de glace, qui s'était avéré utile bien plus d'une fois. Mais je n'en pouvais plus, je tenais à peine debout, et je ne pouvais plus rien faire, ni pour nous défendre, ni pour aider mon amour.
Je ne pouvais que regarder, impuissante, la scène qui se déroulait sous mes yeux...Mon guerrier se battait comme un lion, malgré ses blessures. Il taillait à grand coups d'épée des plaies géantes dans les corps des monstres venus nous attaquer. Il abattit ainsi une vingtaine des ces êtres violents. Une autre dizaine se mit à saigner à des endroits diverses et variés de leur anatomie... Il devait même y voir des endroits dont certains ignoraient l'existence.
Rintchu avait réussi à en occire une bonne trentaine, mais il fut bientôt submergé par le nombre. Petit à petit, le cercle se resserrait autour de nous, bien que mon époux se batte avec l'énergie du désespoir...

Quelle ironie, moi qui avais voulu rester à ses côtés était désormais un fardeau pour lui. Sans moi, il aurait pu fuir depuis longtemps déjà.
Un coup plus puissant que les autres fit voler son épée. Il me fit alors rempart de son corps. Horrifiée, je vis une masse d'arme le frapper en plein flanc et une épée lui entamer la chair profondément... Je savais ces deux blessures fatales...
Je perdis pour une seconde fois le contrôle de mon cœur, de mon corps et de mon esprit...

Folle de douleur et de rage, je me redressais brusquement. Les démons assez surpris du brusque changement de la donne se ressaisirent rapidement et d'un même élan foncèrent sur moi.
Des flèches furent tirées sur moi, mais mes yeux emplis de haine les réduirent en miettes à mi-chemin.
Mon sang bouillonnant ne fit qu'un tour... La présence masculine qui me hantait la nuit se manifesta.
'FAIS-LE! MAINTENANT!'
J’étais désormais entourée d’un halo lumineux, rougeoyant.
J'ouvris les 2 mains, et les referma d'un coup sec. Par ce simple geste, j'avais anéanti toute vie dans la forteresse... Il ne devait rester pas plus d'une dizaine de démons...

Ma fureur se calma après cet acte féroce, et je baissais les yeux sur le corps sans vie de mon mari. J’avais déjà guéri des blessures mortelles, mais je ne savais pas ramener un mort à la vie. Je serrais les poings d’impuissance et une étrange boule de feu me déchirait la gorge.
Une voix féminine résonna dans ma tête 'VAS-Y'... Brusquement, l’aura rouge disparu et fit place à une aura blanche, formant des sortes d'ailes dans mon dos.
Je me relevais, et ramenait mon amant à la vie en fermant les yeux. Il se réveilla et resta au sol hébété en essayant de comprendre ce qui se passait.

Les deux voix résonnaient encore dans ma tête.
« C’est la l’étendue de tes pouvoirs. »
Un mouvement au loin me fit comprendre que mon ennemi n’avait pas été tué. Mais sa puissance était considérablement diminuée. Au moins, nous serions en paix un bon moment…
C’était ce que j’espérais.



___________________________

Chapitre 3. Les limites de l’esprit.


Je regardais mon fier guerrier un moment, souriante, mais extenuée. Le voir assis de cette manière, jambes écartées, mains à plat sur le sol. Allure typique d’un celtic se réveillant dans la salle commune un lendemain de cuite.
Je m’asseyais lourdement sur le sol, réfrénant un fou rire. La bataille était terminée, et nous aurions la paix.
Je soufflais un moment en regardant les ruines fumantes du sombre château dévasté, je respirais lentement cet air nouveau et frais.
Je fermais les yeux, et me laissais tomber à la renverse. Un peu de repos ne nous ferais pas de mal.

Plus tard dans la nuit, je me réveillais, je m’étais finalement endormie. Je me redressais et lançais un regard circulaire. Rintchu avait à peine bougé et me regardai fixement. Je me rapprochai de lui.

« - Quoi ? J’ai du chocolat sur le visage ? Ou bien, je louche ??? »

Je fus étonnée par la réponse qui me vint, non par les mots, mais par son rythme, haché, saccadé, haletant.

« - Que c’est-il passé ? Où sont nos ennemis ?
- J’ai découvert mes limites, les limites de mon vrai pouvoir… Il sont tous morts. Il ne doit rester qu’un ou deux survivants. Cependant notre principal adversaire a pu s’échapper.
- Comment as-tu pu arriver à cette extrémité ? »

Je l’observais un instant, il me semblait déceler de la peur dans son regard, mais la sincérité et la vérité nous avaient toujours unis.

« - Lorsque j’ai vu ce métal te transpercer et ôter ta vie qui m’est si chère, ça a été plus fort que moi, je me suis transformée, rouge et noires étaient mes couleurs, j’ai senti la puissance déferler en moi, il m’a suffit de le vouloir et de fermer les poings. Tu peux en voir le résultat. »
Je tendais la paume de ma main vers le ciel.
Il déglutit péniblement, et sa voix n’était plus qu’un souffle. Il était blanc comme la mort

« -Mort ? Comment suis-je ici ?
- Lorsque je me suis calmée, j’ai su que je pouvais te ramener, et on m’a indiquée comment le faire. »

Son regard changea, il me regardait maintenant avec dégoût, puis brusquement, il éclata.

« - La vie, la mort ? Tu peux vaincre les deux ? Ça ne te fait ni chaud ni froid ? Mais qui es-tu à la fin ? Regarde toi ! Tu n’as plu rien d’humain ! Qu’est-ce que je dis. TU N’AS JAMAIS ETE HUMAINE !!!
- Mais, mais…
- Mais rien du tout. Sais tu seulement à quel point le fardeau que tu m’as imposé est lourd à porter ? Tous les jours, lorsque je croise mon frère, mes anciens compagnons de l’étoile céleste, nos amis, j’ai peur que tu perdes le contrôle et que l’on découvre qui tu es. Ne pas pouvoir en parler, ne pas pouvoir te le reprocher.
Oui, nous avons été heureux. Nous avons deux enfants superbes. Mais, depuis que je sais, j’ai beau me forcer, faire semblant, rien ne pourra changer, rien ne pourra être comme avant. Nous sommes trop différent. Seul un fou pourrait continuer à t’aimer. »

Les larmes s’échappaient de mes yeux, sans que je puisse les retenir, il poursuivait, sans même plus se rendre compte de ma présence

« - Je souffre depuis si longtemps, être obligé d’être à l’écart, avoir un secret signifie l’isolation. Je suis venu ici, afin de permettre à nos enfants de vivre libres et heureux. C’est la seule chose que je souhaitais encore pour Zyclof et Asce. J’espérais aller jusqu’au bout, et périr sous les coups, afin d’être enfin délivré de ta présence, de ce fardeau. Mais, non, même ma mort tu me l’as refusée… »

Il continuait, sans s’arrêter - sans même reprendre sa respiration -, sa longue diatribe.
Je savais ce que je devais faire. C’était si dur. Ma mère m’avait prévenue.
‘Méfie toi. Le sort de résurrection est très puissant, tu seras épuisée, et il n’est pas dit que la personne en face de toi le supporte. Il faut que l’esprit en face de toi soit très puissant, supérieur à la normal. En cas d’échec, soit l’esprit deviendra fou, soit il te vouera une haine incommensurable. La seule solution est…’

Je murmurais :
« - l’oubli… »

Je me levais et giflais violemment Rintchu. Il s’arrêta et semblais disposé à m’écouter.
« - Je vais t’accorder ce que tu désire au plus profond de toi, la paix. »

Il m’est arrivé d’effacer la mémoire de nombreuses personnes au cours de ma vie, parce qu’il le fallait. Je ne pensais pas être obligée un jour devoir effacer la mémoire de celui qui m’était le plus cher au monde.
On s’agenouilla face à face, et je mis ma main sur ses yeux.

« - Pardonne moi d’avoir échoué »
Je me mis à pleurer, et un éclair blanc parti de ma main. Je regardais son corps inerte.
« - Non, toi, pardonne-moi de n’avoir pas su te protéger. »
Je l’embrassais une dernière fois, il se réveillerait dans quelques heures.
Puis, je posais ma propre main sur mon front. Ainsi, j’oublierais que j’ai aimé un jour.


Non, je n’en avais pas le droit. Tout souvenir, aussi douloureux soit-il mérite d’être gardé et chéri. C’est ce qui nous prouve que nous sommes vivant.
J’essuyais les dernières larmes d’un revers de la manche rageur, puis, griffonnais un mot à l’intention d’Edenzaza, lui expliquant que Rintchu avait perdu la mémoire, et qu’il devait rester prés de sa famille initiale pour le bien de sa santé. Enfin, je posais ce mot sur lui, et jetais un sort de téléportation. Il serait en sécurité.
J’allumais un petit feu et m’allongeais à même le sol. Ce soir, je dormirais, d’un long sommeil sans rêves, et demain, je rentrerais.

Peut-être…




______________________________

Chapitre 4. Retour parmi les miens

Noir, silence, mort. Je me réveillais d’un lourd sommeil sans rêves, et regardais le paysage autour de moi. Il ne restait rien. J’avais tout détruit. Une fois de plus je me maudis, moi, mon passé, mes origines, mes origines maudites. Je me détestais, assise, je tentais de faire un bilan de la situation mais mon cerveau (si, si j’en ai un des fois… Laughing ) refusait de fonctionner.
Que faire ? Avais-je le droit de retourner chez moi, dans ma famille entourée de l’amour de tous mes amis ? De Gwensoleil et Athéna avec qui j’ai passé de si bons moments. Des guerriers et mages de la cité sur qui je frappais allégrement avec ma chère massue. Mes enfants. Asce et Zyclof, devais-je les laisser livrer à eux-mêmes ? Je savais que les celtics prendraient soin d’eux. Devrais-je oublier les anciens m’ayant tout appris ? Néo, Popo, Anderve, même Death…
Non, je devais errer seule, vivre loin de tous ceux que j’aimais. J’étais un fardeau, je l’avais compris et jamais je ne pourrais vivre comme si j’étais une personne normale. Mes différences remontraient toujours à la surface pour détruire ceux qui comptent vraiment.

Indifférente au sang séché que j’avais sur les joues et les bras, je me levais et commençait mon chemin, seule. J’avançais sans regarder ou je mettais les pieds. Je me suis retrouvée face à une muraille, notre forteresse. Quelle honte, j’étais donc si lâche que je ne pouvais vivre sans eux ? Sans un mot, je pénétrais dans l’enceinte.
Mon état déplorable, la mine défaite, la tenue plus que débraillée avait attiré l’attention des celtics, et encore plus la disparition de Rintchu. Tous me suivirent dans la salle commune. Ils se doutaient tous que j’avais une déclaration à faire.
Les bruits allaient bon train, et j’attendis patiemment que le brouhaha cesse. Du calme. Il fallait que je tienne, pas de larme, rien.
D’une voix rendue rauque par les sentiments bien trop profonds que je ressentais je déclarais :
« Mes amis, ma famille. Si e suis ici devant vous, dans cet état, c’est que j’ai du affronter un terrible ennemi. Je ne peux encore vous révéler qui il est, ni ce qu’il a fait mais sachez que j’ai fait tout cela surtout pour protéger mes enfants – je les couvrais alors d’un regard aimant, le regard d’une mère – mais également vous. Cet ennemi aurait été assez puissant pour pouvoir en tuer plus d’un ici, et c’était mon combat, je ne voulais pas vous mêler à ceci.
- mais t’es vraiment c*** tu aurais du nous demander de l’aide !!! On va lui faire la peau. »

Je reconnaissais bien en Mage bleu le franc parler de son père, Death. Une cohue assez virulente s’en suivi ou les protestations fusaient. Oui. De l’aide vous auriez pu m’en apporter, mais je n’avais pas le droit de vous imposer ça.

Instant de flottement. Puis le silence se fit à nouveau.

« Vous me voyez également devant vous sans mon bien-aimé. Que vous soyez rassuré, il n’est pas mort. Mais il a perdu la mémoire. Désormais il me croit morte depuis des années. Il ne vous a pas oublié mais je vous demanderais de ne pas lui parler de moi, je ne voudrais pas qu’il souffre ou qu’il soit déstabilisé. Son esprit a reçu de sévères dégâts. C’est mieux ainsi pour lui. »

Je lisais sur les visages de l’horreur, de la peine, de la colère et de la perplexité, mais surtout de l’affection pour moi. Alors, je me laissais tomber, vidée d’énergie, non apaisée, mais un peu soulagée. Gwensoleil et Athéna s’approchèrent rapidement m’aidèrent à me relever.

« Nous allons nous occuper d’elle pour ce soir »
Elles me lavèrent, me peignèrent et me mirent au lit. J’étais épuisée mais je ne trouvais pas le sommeil.
Les jours passèrent parmi mes amis et leur sollicitude me permit d’être toujours forte. Je ne perdais en rien mon caractère.
Les nuits étaient plus difficiles. Je ne dormais plus du tout. Si je fermais les yeux c’était sur des cauchemars. Mes cernes en faisaient rire plus d’un.
Je passais alors mes veillées sur les remparts de notre forteresse le plus souvent seule, à surveiller les alentours. Il m’arrivait de croiser parfois les guerriers de garde, mais en général j’optais pour la solitude. Les nuits étaient à moi. Le seul instant ou l’activité de la forteresse me permettait de songer à ce que j’étais. Le seul moment où je n’avais pas peur que l’on me demande ce qui c’était vraiment passé cette nuit là.

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